04 Avr Comment perdre une élection présidentielle à coup sûr / Patrice Carmouze

Livre très simpa. J'ai eu l'occasion de déjeuner à ses côtés. Il est toujours aussi pationné quand il parle, de télévision, comme de radio, mais de journalisme et de média en général.

C'est bien écrit, très légé mais les observations et le point de vu sont très intéressant, analyse fine des protagonistes des élections de la Veme république. Ce qui permet de remettre en perspective l'évolution du clivage droite / gauche au passage.

 

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22 Fév Constellation / Adrien BOSC

Marcel Cerdan, l'accident de sa mort, l'avion constellation s'écrase dans les Açores en 1949. Un livre qui retrace cet événement, habilement romancé, reconstitué, qui parle du boxeur, mais aussi des autres passagés, à une heure ou les voyages Paris-NY était moins accessible qu'aujourdhui.

D'autre personnalités étonnantes avais pris ce vol, notamment Ginette Neveu, violoniste de génie qui y périt à 30 ans ou encore Key Kamen, lié à Disney. Le livre retrace l'accident, et parle des passagés, du contexte qui les a ammenés à se retrouver dans cet avion. Livre intéressant par certains aspects, pas mal écrit, et qui se lit vite.

 

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22 Fév L’homme qui voulut être roi / Rudyard KIPLING

Mon premier Kipling, loin d'être déçu, un peu étonné. Déja il s'agit d'un recueil de nouvelles, et non d'un roman. Et les nouvelles sont soit étonnamment simple, doucement romancés, douce heureuse comme "L'amendement de Tods", comparativement à des nouvelles comme "l'étrange chevauchée" ou "Bertrand et Bimi", qui son plus …particulière, à mettre presque mal à l'aise. Le tout très bien écrit évidemment. L'inde des années 1900 avec ses lots de croyances barbares, et simples barbaries, on sent que les Anglais y sont juste toléré.

 

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21 Jan Soumission / Michel Houellebecq

Je reprendrais l'annalyse d'Aymeric Patricot que je connais un peu, et qui est un auteur que j'apprécie, et en l'occurence je suis en accord avec tous les points qu'il a développé :

Houellebecq ou la paresse de l'Occident

Quelques remarques, en vrac, sur le dernier roman de Michel Houellebecq, Soumission.

– Dans le premier tiers du livre, Houellebecq renonce à son adjectif fétiche, « pénible », pour adopter « dense » et « intense ». Le mot « chatte », quant à lui, reste assez présent.

– D’un point de vue dramatique, c’est son roman le plus tenu : l’intrigue ne se disperse pas, le propos est clair, l’auteur se permet même un certain suspense. Rien à voir avec le côté vague du précédent, La carte et le territoire, qui m’avait fait l’effet d’une sorte d’édulcoration générale de l’art houellebecquien.

– Le livre n’est pas vraiment islamophobe : il est plutôt critique vis-à-vis d’un Occident fatigué, prêt à renoncer à ses grands principes. L’Islam est présenté comme une religion conservatrice, prenant le relai du catholicisme qui se décompose. La grande originalité du livre est d’ailleurs de décrire un Islam jouant le jeu de la démocratie, conquérant le pouvoir par une alliance avec le PS. Assez peu crédible, l’hypothèse n’en est pas absurde pour autant. Après tout, le PS doit aujourd’hui sa place au fait que l’électorat musulman se porte vers lui à une écrasante majorité – ce qui pourrait un jour se retourner contre ce même PS dans la mesure où cet électorat, par la force des choses, reste conservateur.

– Le personnage le plus attaqué dans le livre s’appelle François Bayrou, présenté comme un homme lâche et bête. Plus généralement, le livre est une satire – des mondes politique, journalistique et universitaire. Certains personnages sont sympathiques, la plupart assez mous, voire assez vils. Le narrateur exprime une sorte de misanthropie light qui fait son charme.

– Dans La carte et le territoire, Houellebecq faisait l’éloge d’une certaine gastronomie trash (escargots, tripes…) assurant à la France une partie de son succès. Ici, il enfonce le clou. Le narrateur s’intéresse beaucoup au terroir. Et s’il décrit la gastronomie comme un substitut aux plaisirs sexuels, il ne lui réserve pas moins une place de choix – celle de la tendresse, celle du raffinement, ce qui est rare après tout dans l’univers de Houellebecq.

– Quelques scènes de sexe explicite, cependant moins provocantes que d’habitude – ici, pas d’histoires de femmes sortant de partouze en civière. J’ai appris une jolie expression : la "feuille de rose", l’autre nom de l’anulingus.

– Un nouveau venu dans les gimmicks qui définissent l’art de Houellebeq, à côté des scènes de sexe ou de supermarché : l’évocation des phénomènes météorologiques. Il est beaucoup question de dépressions ou de pression atmosphérique. Reflet amusé de l’importance que revêt la météo dans les bulletins d’information ? Métaphore sur le côté dérisoire des destinées humaines ?

– De belles pages sur Huysmans, de longues citations de Péguy, quelques vannes sur Paulhan… C’est l’aspect que je préfère désormais chez Houellebecq, la très grande justesse avec laquelle il parle d’autres écrivains – ce qui ne le retient pas, bien sûr, d’en insulter quelques-uns, ce qui me fait rire.

http://www.aymericpatricot.com/dotclear

 

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29 Déc Vieux livre, à découper !

J'ai ressorti un Kippling de ma bibliothèque qui était en attente de lecture depuis quelques année, j'avais dû l'acheter dans la librairie Gallimard à l'époque où je vivais à Paris. Toujours est-il qu'il a une particularité qui implique qu'il n'ai jusqu'a présent pas encore été lu.

J'en ai profité pour prendre quelques photos !

Certains de nos livres, imprimés avant 2004, sont en grande majorité à "l'ancienne" c'est-à-dire brochés et non "rogné", afin de permettre au lecteur connaisseur d'avoir la jouissance de couper ses propres pages au fur et à mesure de sa lecture, ainsi que le faisaient, il n'y a pas si longtemps encore, ses parents/grands-parents…

Ceci permet également de faire relier, ultérieurement, son ouvrage par un artisan relieur.

Cette fabrication peut dérouter certains de nos lecteurs et nous leur conseillons de se munir, comme leur prédécesseur, d'un fin coupe papier (ou, à défaut, d'un souple et fin couteau à lame tranchante et de taille moyenne), et de couper progressivement les pages, d'un lent mouvement régulier, toujours de bas en haut pour la tranche verticale, et de l'extérieur vers l'intérieur pour la tranche horizontale.

source : http://www.maisonneuve-adrien.com/fabrication.htm

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